| Evolution législative: transfert de compétence de la CCC vers les communes Nouvelle possibilité de transfert en cas d’implication communale limitée L’article 2, alinéa 4, de la loi cantonale sur les constructions (LC) introduit une nouvelle faculté pour la Commission cantonale des constructions (CCC) : celle de transférer sa compétence à la commune lorsque l’implication de cette dernière dans un projet est jugée faible ou purement abstraite. Concrètement, cela vise les situations où le conflit d’intérêts est négligeable ou sans incidence réelle. Parmi les exemples possibles : - Une canalisation traversant sur une courte distance une parcelle communale ;
- La commune détenant une participation très minoritaire dans une société requérante, sans pouvoir décisionnel ;
- Un avant-toit ou une isolation périphérique d’un bâtiment empiétant légèrement sur une parcelle appartenant à la commune.
Dans ces cas, la CCC peut décider de transférer l’entière compétence à la commune, qui devient alors seule autorité compétente pour instruire le dossier. Il s’agit d’un transfert réel de compétence, et non d’une simple délégation : le canton se dessaisit totalement du dossier concerné. Coordination des compétences cantonales et communales pour un projet situé sur deux zones (à bâtir et hors zone à bâtir) L’alinéa 6 de ce même article traite des projets situés à cheval sur des zones de compétences distinctes – par exemple, un bâtiment en zone à bâtir dont une conduite traverse la zone agricole. Afin d’éviter la multiplication des procédures (une communale et une cantonale), la réunion de compétence peut être décidée en mains cantonales, permettant un traitement unifié du projet. Cette décision, prise par l’autorité cantonale, requiert toutefois : - L’accord du Conseil communal, conformément à la loi sur les communes ;
- L’accord du requérant, généralement sous forme écrite.
Cette harmonisation permet de simplifier la procédure et de clarifier l’autorité compétente avant la mise à l’enquête publique. Ces ajustements visent à accroître l’efficacité administrative et à mieux répartir les compétences selon la nature réelle des projets. Ils renforcent la collaboration entre le canton et les communes, tout en garantissant la sécurité juridique des requérants. |