| C’est par décret de la Constituante du 17 juillet 1790 que les paroisses de Faye, Saint-Martial et Saint-Martin, y compris la collégiale de Notre-Dame de l’Assomption (désaffectée en 1935), ne formèrent plus qu’une seule commune, qu’une seule paroisse : Ribérac. Cette église, située au bord de la Dronne, est entourée de quelques maisons dont un manoir (appartenant à la Révolution à Joseph Beaupoil de Saint-Aulaire) et d’une fontaine. Souvent abîmé et restauré, cet édifice a fait l’objet d’une visite canonique le 16 octobre 1688 ; le délégué de l’évêque nota que l’église « est couverte de lambris, il n’y a pas de vitres aux fenêtres et les murailles menacent ruines ». Un siècle plus tard, un inventaire de 1793 énumère les richesses dans l’édifice alors réparé et consolidé ; malheureusement ces ornements, en particulier un tableau représentant le Christ et, surtout, un antependium de cuir argenté, ont disparu. Cette vieille église connut encore des heures fastes. Ainsi, le 10 avril 1871, Mgr Dabert, évêque de Périgueux, foulant une route jonchée de verdure parmi les maisons pavoisées, bénissait dans la nef et bien au-delà une foule de 1500 personnes. |