C'était le 16 avril à la SSHF La soirée "Dr House" proposée par Sylvia | Retour sur la soirée-débat SSHF qui a réuni des membres du club lors d'une visioconférence sur Discord le 16 avril autour d’un épisode de Dr House, une série médicale qui s’inspire de Sherlock Holmes. Nous avons identifié ensemble les références holmésiennes dans cet épisode et débattu de la façon dont cette série adapte Sherlock Holmes, de façon subtile mais assumée. Sommaire : Dr House en quelques mots L’épisode « Living The Dream » L’histoire Le contexte Les références holmésiennes
Dr House, une adaptation originale de Sherlock Holmes
************************* Dr House en quelques mots
Dr House est une série américaine en huit saisons (2004-2012) avec l’acteur britannique Hugh Laurie dans le rôle principal. Elle raconte l’histoire d’un médecin asocial et arrogant qui réalise des diagnostics particulièrement complexes, menées comme de véritables enquêtes médicales. À son apogée, elle fut la série la plus regardée dans le monde. Son créateur, David Shore, a toujours revendiqué Sherlock Holmes comme inspiration. Elle se manifeste de trois façons : Des clins d’œil directs à Sherlock Holmes : son nom « House » dont le sens (maison) est proche de la prononciation anglaise de « Holmes » (« Homes », maison également), son meilleur ami « James Wilson » pour John Watson, son adresse au 221B Baker Street, etc. La ressemblance entre les personnages : la relation House/Wilson ressemble à la relation Holmes/Watson, l’équipe de jeunes médecins qu’il envoie enquêter ressemble aux Irréguliers de Baker Street, la directrice de l’hôpital, Lisa Cuddy, est conventionnelle et déterminée comme Lestrade, etc. La même méthode d’investigation : House part des indices et infère des hypothèses rationnelles comme Holmes. Il passe beaucoup de temps à « bailler aux corneilles » pour réfléchir, joue du piano et se divertit de diverses manières.
L’épisode « Living The Dream » (S4-E14) L’histoire
House kidnappe l’acteur principal de sa série préférée « Passion sur ordonnance », un soap médical, pour l’emmener de force à l’hôpital. Il a remarqué certains indices qui lui font penser qu’il a une tumeur au cerveau, simplement en le regardant à la télévision. Au même moment, Cuddy (Lestrade) reçoit l’inspecteur qui vient chaque année contrôler l’hôpital… Le contexte
La saison 4 est certainement la meilleure de la série. Elle est toutefois plus courte que les autres, à cause de la grève des scénaristes de 2007-2008. House a perdu son équipe de trois jeunes médecins et doit recruter une nouvelle équipe. Pour ce faire, il organise une sorte de jeu de téléréalité avec 40 candidats qui vont travailler sur les différents cas et être éliminés les uns après les autres. Le procédé est malin : au lieu de voir arriver trois nouveaux acteurs un beau matin, on apprend à les connaître au fur et à mesure de leur avancée dans le « jeu ». Les références holmésiennes
Nous avons identifié plusieurs éléments qui rappellent Sherlock Holmes : L’obsession pour les énigmes : House, comme Holmes, carbure à la résolution de cas complexes. Il n’hésite pas à kidnapper quelqu’un pour découvrir ce dont il souffre. Notons l’absence de prise de Vicodin dans cet épisode (sa drogue). Deux déductions fulgurantes : au début quand House explique comment ses observations l’ont conduit à soupçonner une tumeur, et à la fin quand il comprend l’origine du problème. L’art du déguisement : House se déguise en chauffeur de limousine pour enlever l’acteur, rappelant les stratagèmes de Holmes. L’art de chercher des indices : House fouille la loge de l’acteur, interroge sa partenaire, revoit les épisodes de la série dans laquelle il joue, toujours à la recherche d’indices. Le besoin de se poser pour réfléchir : House plante son équipe en disant « I need to think » et rejoint Wilson qui est en train d’acheter un matelas dans une grande surface. Wilson, le grand romantique : Wilson cherche à s’engager avec sa nouvelle compagne, ce qui rend House jaloux. Cameron en Mrs Hudson : Cuddy demande à Cameron (ancienne de l’équipe qui dirige maintenant les urgences) de mettre les archives de House au carré pour l’inspection. Elle se positionne alors en « nounou » de l’équipe et ne se prive pas de faire la morale à House sur sa tenue de ses dossiers. Cuddy, la voix de la procédure : Cuddy oscille entre sa volonté de maîtriser House et son admiration pour son talent, qu’elle préserve et encourage (quitte à mettre l’hôpital en danger). Wilson, l’indispensable allié : c’est avec Wilson que House peut se détendre et réfléchir. C’est ainsi qu’il trouve la clé de l’énigme (comme à chaque épisode quasiment). La logique l’emporte toujours : House choisit l’allergie comme diagnostic contre Foreman qui penche pour une infection, même si le cas serait rarissime. Selon House « rarement » est possible alors que « jamais » est impossible…
Nous avons aussi évoqué des ressemblances comme les antagonistes de House et les épisodes qui comprennent de vraies enquêtes criminelles. Dr House, une adaptation originale de Sherlock Holmes
Contrairement à d’autres séries, Dr House n’utilise pas Sherlock Holmes comme produit d’appel pour attirer le public. Il est parfaitement possible de regarder la série sans savoir qu’il y a une inspiration. C’est une « relecture » moderne de Sherlock Holmes qui ne se présente pas comme telle mais qui « retravaille » le personnage pour créer une œuvre nouvelle et autonome. | | | Le Dr House fait le mur à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière | | Le street artiste parisien Invader a réalisé, le 23 juin 2016, une mosaïque géante à l’effigie du Dr House dans le 13e arrondissement de Paris, sur un mur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il est pixelisé car réalisé en carreaux de mosaïque. La création a eu lieu en quelques heures, de nuit, en secret. « J’ai conscience que certaines personnes ne le connaissent pas, mais l’information circule par le bouche-à-oreille », a dit l’artiste. « J’avais envie de faire un grand portrait, ce qui est difficile à faire de manière non officielle, car cela prend du temps. Ce personnage, que j’aime bien, est un symbole de la culture populaire de notre époque, et le contexte s’y prêtait. » | | | Anniversaires du jour 27 avril | | | | | | | C’est le 27 avril 1970 qu’est décédé Arthur Shields, acteur et metteur en scène irlandais, qui, en 1949, raconte au téléspectateur The Adventure of the Speckled Band dans un téléfilm de vingt-six minutes avec Alan Napier (Sherlock Holmes) et Melville Cooper (Watson). A l’origine, ce devait être l’épisode pilote d’une série Sherlock Holmes qui ne vit jamais le jour. Cette version du Ruban moucheté fut alors « recyclée » dans l’émission Your Show Time (26 adaptations de nouvelles de grands noms de la littérature), présentée par Arthur Shields, diffusée le 25 mars 1949. | | | | | La rédaction : Alexis Barquin, Romain Boucheron, Léandre Helbecque et Thierry Saint-Joanis. Le Doyly Planet est une publication de la Société Sherlock Holmes de France | | 15, rue Grande 03370 Saint-Sauvier | | Vous recevez cet e-mail car vous êtes membre de l'association | | | | | |