| En 1895, Wilhelm Röntgen, physicien allemand, découvre les Rayons X (la première radiographie est la main de sa femme) ; il reçoit le prix Nobel en 1901 pour sa découverte. Dès 1897, le docteur Antoine Béclère installe, à ses frais, un poste de radioscopie dans son service à l’hôpital Tenon utilisé dans le dépistage et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire, maladie considérée comme un fléau social national. Parfois considéré comme un amusement de foire, les défenseurs de l’utilité médicale des Rayons X sont appelés les « photographes ». Bien que les autorités sanitaires nationales aient demandé dès 1898 que les hôpitaux se dotent d’un poste de radiologie, il faudra attendre 1903 pour que l’hôpital de Périgueux utilise un matériel moderne. Entre-temps, un photographe de Périgueux fait l’acquisition de matériel, se forme et se met à la disposition des médecins et, en 1903, le docteur Colombet ouvre un cabinet de radiologie à Périgueux. Il intègre en 1924 l’hôpital, qui a fait l’acquisition en 1923 d’un matériel vétuste vendu par l’armée qui avait un poste de radiologie à l’ancien évêché pour soigner les soldas tuberculeux. Pendant la guerre de 1914-1918, Marie Curie met en place un système de camions portant un poste de radiologie et se déplaçant au plus près du front pour aider radiologiquement à la prise en charge des blessés. Progressivement, durant la période de l’Entre-deux-Guerres, les hôpitaux, les cliniques, les dispensaires d’action sociale mais aussi les médecins libéraux se dotent d’appareils de radioscopie (analyse sur écran) et de radiographie (analyse sur photographies). |