| | Cinéma holmésien Roland Young Le Watson de 1922 | Le 5 juin 1953, est décédé Roland Young, l'acteur britannique qui a fait ses débuts au cinéma dans le rôle du docteur Watson dans le film muet Sherlock Holmes en 1922, avec John Barrymore. Né le 11 novembre 1887, il a débuté sa carrière sur les planches londoniennes, avant de devenir fameux en Amérique. En 1937, il connut l'un des plus grands succès de sa carrière avec Topper, où il incarnait un président de banque hanté par les fantômes de ses clients. Ce film lui valut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. L'épouse de Topper était interprétée par Billie Burke, qui écrivit dans ses mémoires que Young était «pince-sans-rire et toujours agréable à côtoyer». Ils jouèrent également ensemble dans les deux suites de Topper, Topper Takes a Trip (1938) et Topper Returns (1941). Topper Returns met en vedette Joan Blondell (There's Always a Woman) et George Zucco (Moriarty dans The Adventures of Sherlock Holmes en 1939). Comme dans les films précédents, Young incarne Cosmo Topper, un banquier timide qui s'attire des ennuis à cause de son don de voir et de parler aux fantômes. L'intrigue est centrée sur une affaire de meurtre. Blondell interprète une femme assassinée qui sollicite l'aide de Topper pour identifier son meurtrier et sauver son amie, jouée par Carole Landis. L'essentiel de l'action se déroule dans un manoir hanté, peuplé de personnages excentriques, de trappes et de passages secrets. L'ambiance du film a donné l'idée aux producteurs d'utiliser la panoplie de Sherlock Holmes pour la promotion. Ainsi, on voit Roland Young porter la casquette deerstalker, la pipe calebasse et la loupe sur des affiches et des encarts publicitaires dans la presse. Young concluait ainsi une carrière où le détective de Conan Doyle l'a suivi en pointillé. En 1929, il joue dans The Bishop Murder Case, un film policier américain avec Basil Rathbone. Dix ans avant d'incarner Sherlock Holmes dans sa série de 14 films, Rathbone interprète ici le personnage de Philo Vance, détective créé par S.S. Van Dine. À plusieurs reprises Roland Young (Sigurd Arnesson) appelle sarcastiquement Philo Vance (Basil Rathbone) « Sherlock Holmes ». Sigurd Arnesson, rencontrant Philo Vance et le procureur John F. X. Markham, se décrit comme un « Sherlock Holmes en herbe, bien décidé à ne pas se laisser distancer ». Dans une scène ultérieure, Philo Vance et John F. X. Markham entrent dans une maison. Philo Vance dit à Sigurd Arnesson : « Bonjour, Arnesson », et Sigurd Arnesson répond : « Tiens, Holmes, et le docteur Watson.» Visionnaire ! En 1933, Young joue un voleur nommé Holmes dans Blind Adventure (Dans la purée de Londres). Dans cette comédie dramatique à suspense, Richard Bruce (Robert Armstrong), un Américain perdu à Londres dans le brouillard, rencontre la belle Rose Thorn (Helen Mack). Ils se retrouvent mêlés à une affaire de chantage et d'espionnage. Ils reçoivent l'aide d'un cambrioleur fantasque nommé Holmes (Roland Young). À un moment du film, lorsqu'ils découvrent que le cambrioleur s'appelle Holmes, Richard plaisante en disant que Rose et lui forment un « couple de Dr Watsons ». Elémentaire ! TS-J | | | | | | | L'eusses-tu cru ? Jabez a les boules | Dans L'Aventure de la ligue des rouquins, Jabez Wilson exerce le métier de prêteur sur gage. Watson décrit sa boutique et remarque les trois boules dorées qui ornent la façade. C’est le symbole des prêteurs sur gage, mais d’où vient-il ? Les notes de l’édition Penguins donnent quelques indications : ce symbole viendrait du blason de la riche famille des Medicis, connue pour leurs activités de banque et de prêt à Florence aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Sur ce blason, figurent plusieurs boules (le nombre a varié selon les époques). Petit à petit, les trois boules sont devenues synonyme de profession financière. Une autre explication existe, liée à l’histoire de saint Nicolas. Il donna trois sacs d’or aux trois filles d’un pauvre homme afin qu’elles puissent se marier. Les trois boules représenteraient les trois sacs. Saint Nicolas est donc le saint patron des prêteurs sur gage. Pour anecdote, l'autre symbole du prêt sur gage est le griffon, emblème de la ville de Pérouse, où fut créé le premier mont-de-piété au XVe siècle. Créature légendaire avec une tête d’aigle, un corps de lion et des ailes, cet animal puissant était chargé dans la mythologique grecque de veiller sur les trésors du dieu Apollon. Aujourd’hui encore, le griffon est le symbole des caisses de Crédit municipal, qui ont pris le relais des monts-de-piété. Pour en savoir plus sur le blason des Medicis : https://www.heraldique.net/logotype/armoirie/medicis-blason.html In REDH, Jabez Wilson is a pawnbroker. Watson describes his shop and notices the symbol of his profession: three gilt balls. Where does it come from? The footnotes of the Penguins edition give some information about the origins of this symbol: the pawnbroker's sign is adapted from the arms of the wealthy Medici family of Lombardy, known for loaning and banking, who ruled Florence in the 16th, 17th and 18th century. On this coat of arms appear several balls. Gradually, the three balls came to signify the financial profession. The story of saint Nicolas also can be an explanation: he gave three bags of coins to the three daughters of a poor man so that they could marry. The three balls in the symbol represent the three bags of coins. Saint Nicolas is the patron saint of pawnbrokers. To go further, the pawnbroker profession has another symbol: the griffin. It was the emblem of the city of Perugia where was opened the first mount of piety in the 15th century. Since classical antiquity, griffins were known for guarding treasures and priceless possessions. Today griffin is still the symbol of the French Crédit Municipal, a public financial institution which practices loaning. | | | | | | | Trouvez le titre de l'aventure canonique caché dans cette suite d'émoticônes et répondez à la question qui suit. Pour participer, envoyez vos réponses ainsi que votre identité. par courriel à doyly-planet@sherlock-holmes.fr Vous pouvez répondre tant que la solution n'a pas été révélée dans The Doyly Planet. | | | | | La bonne réponse à l'énigme émoticône 10 vaut 1 point.
Question "La Ligue des rouquins" avec 2 points pour la bonne réponse. Dans L'Aventure de la Ligue des rouquins, nous rencontrons Jabez Wilson. Il y a de nombreux Wilson dans le Canon. Un autre est célèbre pour ses méthodes d'entraînement. De quoi s'agit-il ? In "The Red-Headed League," we meet Jabez Wilson. There are many Wilsons in the Canon. One is notorious for his training. What is it? | | | The events of the day (BOSC) Le 5 juin | | | | | | | L’écrivain américain de science-fiction Ray Bradbury, auteur des Chroniques martiennes et de Fahrenheit 451, est mort le 5 juin 2012 à l’âge de 91 ans. En 1996, Ray Bradbury a signé une nouvelle intitulée The Finnegan (Pas vu pas pris). Ce récit a été publié pour la première fois dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction, puis dans un recueil de nouvelles titré Quicker Than the Eye, publié par les éditions Earthlight en 1998. En France, on le trouve dans le recueil Meurtres en douceur et autres nouvelles de Ray Bradbury, traduit de l’américain par Hélène Collon chez Folio (2008). The Finnegan est une histoire policière assez étrange. Le narrateur, un dénommé Douglas, est le docteur Watson d’un Sherlock Holmes baptisé Sir Robert Merriweather (phonétiquement, le même nom qu’un personnage de La Ligue des rouquins). Le détective et son assistant cherchent à découvrir comment ont disparu plusieurs enfants retrouvés vidés de leur sang. à la manière de Holmes, le détective trouvera une explication assez originale pour les expliquer. Alors que la police cherche un tueur, il échafaude une hypothèse qui se révélera juste, et qui aura des conséquences funestes. Sir Robert Merriweather, collectionneur de portes (oui, de portes), découvre que les enfants ont été victimes d’une araignée géante qu’il baptisera Finnegan. Bradbury emmène son détective dans la forêt en créant une atmosphère de mystère assez angoissante et laisse penser qu’il se sacrifie pour éliminer le monstre. Une citation : « ...Soon after, Sir Robert Merriweather, pretender to the throne of Sherlock Holmes but modestly refusing the claim, moved through the ten dozen doors of his antique house to come forth to search for this terrible thief of life... » (Peu après, Sir Robert Merriweather, prétendant au trône de Sherlock Holmes mais refusant modestement cette prétention, franchit les dix douzaines de portes de sa demeure antique pour sortir à la recherche de ce terrible voleur de vie.) | | | | | | | | | C’est le 5 juin 1916 qu’est décédé Horatio Herbert Kitchener, dit Lord Kitchener, (né en 1850), maréchal et homme politique britannique. A partir de novembre 1895, Conan Doyle séjourne plusieurs mois en Egypte pour le bien de son épouse souffrante, en attendant la fin de la construction de sa maison du Surrey. Il y trouvera l’inspiration pour La Tragédie du Korosko (publiée en 1898). Témoin du conflit opposant les Britanniques aux Derviches, il devient correspondant de guerre pour The Westminster Gazette. Lors de ce séjour, il a dîné en tête à tête avec Kitchener au Soudan. Sans y être nommé, Kitchener est le héros de sa nouvelle Les Débuts du Bimbashi Joyce (The Debut of Bimbashi Joyce, 1900). Les deux hommes se retrouvent en Afrique du Sud pendant la Guerre des Boers. Pendant la Première guerre mondiale, Sir Arthur soutiendra efficacement l’appel au recrutement lancé par Kitchener et qui permettra d’obtenir deux millions d’engagements volontaires en quelques mois. | | | | | | Né le 5 juin 1928, Roger Ostime est un acteur qui a incarné Sherlock Holmes dans la série télévisée The Baker Street Boys en 1983. | | | | | | | C’est aussi un 5 juin, en 1905 qu’est né John Abbott, l’acteur anglais qui a joué Jodri dans Pursuit to Algiers en 1945, avec Basil Rathbone en Sherlock Holmes, puis Heller dans Sherlock Holmes in New York en 1976, avec Roger Moore en Sherlock Holmes. Enfin, il apparait dans un épisode de la série Holmes et Yoyo, (saison 01, épisode 11), intitulé Connection, Connection II, dans le rôle de Montecito. | | | Le Doyly Planet est une publication, conçue et réalisée par Thierry Saint-Joanis (doyly-planet@sherlock-holmes.fr) pour la Société Sherlock Holmes de France avec la collaboration d'Alexis Barquin, Anne Chardon du Ranquet, Léandre Helbecque et Romain Boucheron. | | 15, rue Grande 03370 Saint-Sauvier | | Vous recevez cet e-mail car vous êtes membre de l'association | | | | | |