Deux nouveaux zines pour commencer cette rentrée : un périple mexicain sous peyotl en compagnie d'Antonin Artaud, et une exploration de l'angoisse nimbant une certaine littérature allemande, de Hölderlin à Musil.

 

Et deux nouveaux titres à paraître cet automne : Marxisme(s), un recueil de textes de Simone Weil sur sa lecture hétérodoxe de Marx, et Technique et Fétichisme, une critique de ce que la technique a fait de nos modes d'être.

 

Bonne lecture, bonne piraterie !

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Porter un nom, c'est porter la mort des autres. Une chose imprécise, mais qui dure plus longtemps que la vie. C'est une flétrissure du temps que l'on porte pour celer une mémoire qui remue derrière sa sonorité unique. Usée jusqu'à ce qu'elle devienne creuse. Une sorte de cicatrice à laquelle on s'habitue, autour de laquelle on tente d'exister. Comme une constellation qui masque le ciel tout entier, couvert de sutures, de mythes, d'histoires enfouies dans son époque renversée. Une histoire d'écriture du soi, d'une écriture qui croit se dédoubler dans le mal, s'y abîmer, alors qu'elle porte une souillure qu'elle ne peut éviter. La langue s'y met en scène, elle cherche ses enfants illégitimes. Elle pose dans le signe, et dans le meurtre qu'il désigne. Dans l'aura de l'un et de l'autre, fantasmant leur portée, oublieuse de la cruauté qui consiste à clouer de petits personnages en leur image, le plaisir de les voir souffrir sous le poids d'un récit qui se vitrifie dans le sang — fragilité d'une soierie d'être.

 

m. t.

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Abrüpt sur les sept Internets

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