| AVANCÉES  - La loi visant à accélérer le développement du transport maritime à propulsion vélique a été adoptée à l’unanimité en 1ère lecture à l’Assemblée nationale le 12 mai 2026
Pour reprendre les mots de Windship à ce sujet : « la proposition de loi visant à accélérer le développement du transport maritime à propulsion vélique, déposée le 4 juin 2025 à l'Assemblée nationale par Agnès Firmin et Jimmy Pahun, cosignée par 85 autres députés, a été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale le 12 mai, en première lecture. À l’heure des débats partisans, le vélique démontre que des propositions écologiques, pragmatiques, opérationnelles et reflétant la diversité des solutions qui émergent peuvent faire consensus. » Esprit de Velox se réjouit de l’adoption de cette loi en 1ère lecture à l’Assemblée Nationale. Nous sommes en particulier très heureux que cette loi intègre toutes les composantes du vélique maritime : le transport commercial bien sûr, mais aussi les navires de service(s), et surtout les navires de recherche et les navires de pêche, pour lesquelles nous avons été très mobilisés dans le processus d’élaboration du texte. Pour accéder au texte : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0283_texte-adopte-seance - La norme XP J80-011 – Vers une mesure harmonisée de l'empreinte carbone du transport maritime vient d’être publiée
Le transport maritime assure plus de 80 % du commerce mondial, il est donc important de pouvoir mesurer et comparer objectivement son impact environnemental ? C'est précisément l'ambition de la nouvelle norme XP J80-011 publiée par l'AFNOR, issue d’un travail collaboratif piloté par Windship auquel François Frey a contribué au nom d’Esprit de Velox, avec d’autres acteurs du maritime : armateurs, équipementiers, bureaux d’études et institutions... À l'heure où la décarbonation du secteur maritime est une priorité réglementaire, comme en témoignent les directives de l’organisation maritime internationale OMI et de l’union européenne, il était devenu urgent de disposer d'un cadre méthodologique commun et reconnu. C’est un levier essentiel pour orienter les investissements, guider les choix technologiques — y compris la propulsion vélique — et répondre aux exigences de transparence des donneurs d'ordre et des financeurs. La nouvelle norme XP J80-011 s'adresse aux armateurs, chargeurs, prestataires logistiques, bureaux d'études et tout acteur souhaitant objectiver et communiquer sa performance environnementale maritime. Elle établit une méthodologie d'analyse du cycle de vie – ACV – spécifiquement conçue pour les activités maritimes commerciales : transport de marchandises et de passagers, croisières, et autres activités connexes dont les navires de recherche, les navires de services et les navires de pêche. Concrètement, elle permet de : quantifier les impacts environnementaux puis les émissions de GES sur l'ensemble du cycle de vie d'un navire, de sa construction à son démantèlement ; comparer les performances environnementales de différentes chaînes de transport maritime sur une base commune et transparente ; évaluer et comparer l'intensité carbone d'un navire par rapport au marché ou à des services équivalents. Norme XP J80-011 en vente sur AFNOR ÉCLAIRAGE - Simulations : Esprit de Velox rejoue les campagnes océanographiques de la flotte traditionnelle pour comparer les impacts environnementaux
Esprit de Velox accompagne et anticipe depuis de longues années la mutation des pratiques de l’océanographie, dans la perspective d’une réduction drastique de ses impacts environnementaux. Elles pèsent globalement près de 32 000 tonnes de CO2*. Notre engagement pour la propulsion principale à la voile nous oblige à saisir les chercheurs concernés sur cette dimension. Dès 2024 nous avons par exemple organisé à la Sea Tech Week un atelier intitulé « Au-delà de l'objectif de zéro navire de recherche à fusionner, quel impact sur le processus de recherche à bord ? » avec Xavier Capet, directeur de recherche CNRS LOCEAN, Patrick Farcy, ancien directeur scientifique adjoint d’IFREMER et administrateur d’Esprit de Velox, Aodhan Fitzgerald, directeur des opérations Navire de Recherche de Marine Institute en Irlande et coordinateur de Eurofleet+, et Tangi Le Bot, PDG de Skravik. Nous poursuivons cette démarche. Cette année, Jean-François Bourillet, membre du Cercle d’Esprit de Velox, Jean-Pierre Quéret et François Frey de l’équipe ingénierie du programme Esprit de Velox, ont entrepris de « rejouer » par notre grand voilier de recherche des scénarios de campagnes océanographiques réelles passées. Nous avons choisi de commencer par la campagne OVIDE 2018 pilotée par le Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale - UMR 6523, et réalisée à cette époque sur le navire de recherche THALASSA. Cette mission très spécialisée ne correspond pas stricto sensu aux critères d’interdisciplinarité imposés par notre programme mais s’approche des missions d’opportunité que nous avons identifiées, qui pourraient être menées par exemple lors d’un transit aller ou retour d’Esprit de Velox vers la zone arctique. Nous étudions la capacité d’un navire à propulsion principale vélique comme le nôtre à tenir un programme hauturier réalisé par un navire conventionnel. Ce type de simulation nourrit notamment l’étude que nous faisons sur l’appui de la voile dans la tenue de point fixe, pour regarder de près les facteurs d’échelles relatifs de ces générations de navires, en matière d’impacts environnementaux. Nous vous communiquerons les éléments publics issus de cette étude. À suivre ! * source Flotte Océanographique Française, 2024 |