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La lettre d'infos de Paysans de nature n°13
(novembre 2025)
 La lettre de l'association Paysans de nature paraît actuellement 3 fois par an. Si vous vous ennuyez entre 2 numéros, vous pouvez consulter les actualités du site et les réseaux sociaux (linkedIn et facebook). Vous pouvez aussi retrouver ici les lettres précédentes.
Avez vous cotisé en 2025 ?
Plus que quelques jours avant la nouvelle année... Si vous n'avez pas renouvelé vous ne recevrez plus la lettre et surtout nous serons tristes de ne plus vous compter parmi nous !
Bon à savoir : Paysans de nature est d'intérêt général : vos adhésions et dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66%. La plate-forme HelloAsso édite directement les reçus fiscaux, et si vous choisissez un autre moyen de paiement nous vous enverrons les reçus en fin d'année.
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Vie de l'association
Rencontres nationales 2025 : un formidable cru
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Le groupe local de l'Allier a accueilli la 3e édition de nos rencontres nationales. Merci merci merci à toutes celles et ceux qui ont oeuvré pendant des mois !
Vous y étiez et vous voulez voir des photos souvenir ? Consulter les bilans des ateliers ? (Re)vivre la sortie bousiers ? écouter le débat mouvant où vous n'étiez pas ? Nous dire ce que vous avez aimé ?
Vous n'y étiez pas et vous voulez tout savoir, et nous dire ce que vous souhaitez pour 2026 ?
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Des changements sur le site internet
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Vous l'avez peut-être remarqué, 2 choses importantes ont changé sur le site internet :
- les fermes ont toutes la même couleur : la dernière Assemblée Générale a validé la fusion des catégories de fermes ;
- le fond de carte n'est plus celui de google, mais celui de openstreetmap. Outre le choix d'une carte plus éthique, ça permet de ne plus avoir d'infos publicitaires qui se superposent aux nôtres (par exemple un fast food qui empêche de cliquer sur une asso adhérente).
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Il y a encore beaucoup de fiches fermes "en construction" car il nous manque beaucoup d'informations...
Petit teaser : bientôt, les paysannes, paysans et organisations locales pourront remplir elles-mêmes les éléments nécessaires à leur fiche, sur un espace collaboratif. Et cet espace servira aussi d'espace d'échanges entre les membres du réseau.
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Révision des chartes des paysannes et paysans
L'assemblée générale du printemps 2025 a voté la fusion des anciens collèges de paysannes et paysans ("paysans de nature" et "paysans engagés pour la biodiversité ou paysans non signataires d'une charte"), car les échos du terrain montraient une difficulté de compréhension et de lisibilité.
Il faut donc que nous travaillions aussi à la fusion des 2 chartes historiques... Le groupe de travail avance à tous petits pas car tout le monde est bénévole. Patience !
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Appel à contributions 1 : projet de fanzine
On vous propose de profiter de l'hiver pour nous envoyer vos textes, dessins, blagues, énigmes, poèmes et autres créations de votre cru (ou glanées et sourcées !), pour en faire un petit fanzine.
Partagez vos récits d'observations naturalistes émouvantes, anecdotes amusantes ou véritables œuvres d'art. Délai d'envoi de vos contributions : fin mars. Blandine (qui a créé l'affiche des rencontres) propose de mettre en page le fanzine, qui sera distribué lors des prochaines rencontres nationales.
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Appel à contributions 2 : coléoptères coprophages
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Il y a quelques années, Paysans de nature s'était associé à un programme de recherche et de sciences participatives sur les coléoptères coprophages, avec l'Université de Montpellier, le Muséum d'Histoire Naturelle et le réseau de l'enseignement agricole...
Après une période de sommeil, nous relançons le partenariat sur le programme ColCopEA, par le biais de William Perrin, chercheur, adhérent à Paysan de nature et passionné de bousiers, il nous l'a montré aux rencontres...
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Les collaborations possibles entre ColCopEA et le réseau Paysans de nature sont nombreuses : inventaires portés par les groupes locaux, intervention de William sur les bousiers et les antiparasitaires, déclinaison du projet ELEVE, accueil de stagiaires dans les fermes, projets tuteurés, sorties nature pour parler alimentation des animaux, perception du paratisme, gestion des risques de maladie, rapport à la mort naturelle des animaux...
Vous êtes éleveuse, éleveur, porteuse de projet, enseignante, étudiant, gestionnaire d'espace naturel, naturaliste, et vous souhaitez participer à ce programme ?
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Formations aux outils Paysans de nature
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Depuis 2022, nous intervenons pour les gestionnaires d’espaces naturels, agents de collectivités, paysannes, paysans, porteuses et porteurs de projet, associations de protection de la nature, pour l'appropriation des outils du réseau (DPN, foncier et installation, renaturation paysanne).
Nouveauté 2025 : notre partenariat avec Outils Réseaux nous permet de mobiliser les fonds de formation des salariés (Uniformation par exemple).
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Ce qui ne change pas : notre partenariat avec les structures nationales (Conservatoires d'Espaces Naturels et Forum des Marais) et locales, pour le portage, l'organisation et le financement de ces formations.
Lors de la dernière session de formation au DPN, fin octobre, en Creuse, une journaliste de La Montagn a rédigé un chouette article, à retrouver ici.
Les prochains lieux : la Loire, l'Indre et Loire, la Haute Loire.
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Le réseau grandit...
A l'heure où nous écrivons ces lignes, il y a 368 adhérentes et adhérents en 2025, soit à peu près 100 de plus que l'an dernier à la même époque (sachant qu'un certain nombre d'entre vous n'a pas renouvelé sa cotisation...).
Qui sont les adhérentes et adhérents ?
- 34 organisations (naturalistes ou agricoles ou gestionnaires d'espaces naturels), parmi lesquelles des "petites nouvelles" : l'ADEAR de l'Indre, Bio de Provence, la délégation Aveyron de la LPO Occitanie, Indre Nature et Nature Environnement 17. C'est une bonne nouvelle : le réseau poursuit son essaimage en dehors des régions historiques de l'Ouest, et se diversifie. D'ailleurs, nous avons profité des rencontres nationales pour signer la convention d'animation régionale avec le Groupe Chiroptères de Provence et Bio de Provence.
- 201 fermes (pour environ 10 000 hectares),
- 12 enseignants ou enseignantes,
- 120 autres citoyennes et citoyens.
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Initiatives des fermes et des groupes locaux
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... veiller sur le foncier, financer, installer
Le groupe local Paysans de nature du Marais breton s'est équipé de 2 outils :
- la commission inter-associative (CIA pour les intimes...) : composée de représentant.es des associations LPO Vendée, Gens du Bocage et du Marais (paysannes et paysans), Collectif Court Circuit (consommateurs), Nature & Progrès Centre Ouest, La Maraîchine (éleveuses et éleveurs de vaches maraîchines), elle est chargée de réfléchir aux actions du groupe local, d'assurer la communication entre les CA des associations, d'organiser des fêtes... Elle permet en définitive de rendre "officiel" le dialogue de territoire.
- la commission installation (nouvellement renommée FBI pour "fabrique de belles installations") : composée de paysannes et paysans mais aussi de citoyennes et citoyens (des mêmes associations), elle veille sur le foncier disponible (quoi, où, dans quel délai, à quel prix) et accueille les porteuses et porteurs de projet, dans l'optique de faire aboutir des installations favorables au vivant, par la mobilisation collective de compétences techniques, humaines, financières, en prenant en compte les demandes et envies de chacun.e.
Ces 2 commissions bénéficient de temps d'animation de salariées de la LPO Vendée.
Derniers exemples d'installations favorisées par le travail de la commission : 3 nouvelles éleveuses (Maureen, Maud et Maud) s'installent dans le territoire, suite à une réflexion sur la répartition du foncier et la sollicitation de la foncière Terre de Liens.
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... éveiller des vocations
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L'une des spécificités de Paysans de nature, c'est d'aller chercher des futures paysannes et paysans parmi des publics inhabituels, par exemple parmi les étudiantes et étudiants en gestion de la biodiversité. L'accueil de stagiaires et volontaires dans les fermes, co-encadrés par les naturalistes locaux, fait partie de nos moyens de diffusion du message "être paysanne c'est une voix professionnelle possible pour défendre des espèces et des espaces". |
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Voici l'exemple celui de Julia, étudiante en BTS Gestion et Protection de la Nature, qui a fait son stage dans plusieurs fermes du groupe local du Bourbonnais (Allier), co-encadrée par la LPO Auvergne. Elle a travaillé sur les libellules odonates et les mares agricoles (inventaires et caractérisation des types de mares les plus favorables pour proposer des actions de restauration).
Elle a fait plein de belles photos qu'elle a partagées (ici un lepture rouge sur une feuille de lierre).
... faire du lien
Comme à l'habitude, foisonnement d'idées et d'initiatives joyeuses dans les fermes et les groupes locaux pour parler de biodiversité, d'agriculture, d'alimentation, de paysage, entre membres du réseau mais aussi avec des publics divers et variés...
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... expérimentations en faveur du sauvage
Report sur pied et ressources alimentaires alternatives (suite de notre longue série...)
Pour éviter autant que possible le recours à la mécanisation, gourmande en pétrole et parfois traumatisante pour la faune et la flore sauvages, pour réduire leurs charges et pour diversifier les resources alimentaires, les éleveuses et éleveurs du réseau ont recours à des tas d'alternatives, s'adaptant à ce que le vivant leur fournit naturellement, grâce à des animaux robustes (et qui apprennent). Elles et ils sont bien souvent alliés des gestionnaires d'espaces naturels.
Cette réflexion s'inscrit aussi dans la préoccupation "sécheresse", avec une pénurie d'herbe parfois tôt dans l'année. Témoignage du groupe local des Hautes Corbières, sans doute le plus impacté par le manque d'eau : Les brebis Raïole et Rouge du Roussillon et les chèvres du Rove sont affouragées par des feuilles et glands de chênes verts, avec plusieurs objectifs : nourrir les animaux bien sûr, mais aussi recréer des accès dans ce territoire en déprise pastorale depuis des décennies, où le Chêne vert et les sangliers ont repris le paysage. Les éleveuses récupèrent aussi du bois de chauffage tandis que la réouverture du milieu profitera aux pies-grièches, orchidées, coléoptères coprophages, alouettes lulu... Cette utilisation plurielle du milieu est aussi une manière de redonner de l'humus au sol et de limiter les grands incendies qui menacent le territoire.
En savoir plus sur les actualités du groupe local des Hautes Corbières

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Autre lieu : en vallée de la Loire, les vaches Nantaises de Maxime et Dorian (ferme des Genettes) goûtent aux églantiers.
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Encore plus au nord, témoignage de Claire (Bergerie Grain d'Orge, Bretagne), fin juillet : on continue notre tour de pâturage grâce au stock d'herbe sur pied de la zone humide. Ce n'est pas l'herbe idéale pour des brebis en lactation mais cette herbe a le mérite d'être là le temps que la situation des autres pâtures s'améliore.
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 On aime les fougères (épisode 3)
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La fougère aigle est une mal aimée, accusée de "tout envahir".
Après le pacte passé par Sylvain avec les fougères pour le paillage de ses arnicas (voir les épisodes précédents), cette fois c'est Katell (la Petite Ferme d'Emeraude), éleveuse au Cap Fréhel (22), qui les utilise pour pailler son étable (un blockhaus de la lande). Katell participe à l'entretien de la lande avec le gestionnaire de l'espace naturel et fait des économies de paille, hop.
(sur la photo, on voit que les chèvres de Katell aiment aussi goûter aux végétations alternatives !)
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 Diversification paysanne
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Sébastien (Vendée), qui élève des moutons Landes de Bretagne et pratique l'éco-pâturage, a d'autres cordes à son arc. Il a notamment co-fondé la manufacture Les Sens du Bois (SCIC) dont l'objectif est de valoriser le "bois paysan", avec une scierie mobile et un atelier. Récemment, la SCIC a fourni le bois pour la restauration d'un lavoir communal. Un bon moyen de veiller sur l'utilisation des haies et boisements, tout en divesifiant ses activités et en travaillant avec les entreprises et collctivités locales. |
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... chantiers pour accueillir la faune
Et toujours plein d'initiatives de création de haies, de mares, de pose de nichoirs et autres travaux d'hospitalité active, très souvent avec l'aide des bénévoles locaux, naturalistes et/ou consommatrices et consommateurs, et le soutien des structures locales d'animation.
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Colocataires sauvages et paysages
Continuez à partager vos photos, sons, vidéos des vivants sauvages dont vous partagez le territoire (les cailloux et paysages aussi sont les bienvenus). Paysans de nature tient sur les réseaux sociaux une petite chronique intitulée "l'invité du moment", on y partage vos découvertes et émerveillements naturalistes.
Des associations locales du réseau le font aussi : Fermes Paysannes et Sauvages, dans sa lettre (à laquelle tout le monde peut s'abonner), avec la chronique "choses vues dans les fermes" ; Agrobio35 a ausi lancé un série "chroniques sauvages".
 Petit tour d'horizon estival, automnal... et hivernal :
C'était l'automne, et tout d'un coup, chez certaines et certains, l'hiver a pointé le bout de son nez !
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 Allier, chez Rudolph (Pépinière de Chateloy)
 Somme, chez Mathilde et Vianney (Les Reines des Prés)
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 D'un coup l'hiver est arrivé chez Tine et Dries (Allier)...
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 Colchiques dans les prés... (Ariège, photo les Sourcés)
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 L'incroyable Crucibule lisse : c'est un champignon, même si on dirait un jeu d'awalé (Puy de Dôme, photo Le Soleil des P'tits Bleus)
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Vous êtes nombreuses et nombreux à poser des pièges photo et vidéo dans vos fermes (et à faire des vidéos avec vos téléphones, aussi)... ça va de bêtes "communes" (ragondins, chevreuils, hérissons, poules d'eau et autre renards) aux raretés, mais tout ce petit monde est important à nos yeux.
Y a des petits veinards qui ont des castors, des genettes qui se baladent sur leur ferme, y en a qui voient passer des grues, qui comptent des dizaines de salamandres, qui entendent des pouillots à grands sourcils, qui observent le bal des chauves-souris au crépucule, et y a aussi celles et ceux qui ont posé plusieurs pièges pendant plusieurs mois...
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On y était
- début juillet, à Bordeaux, aux Rencontres Biodiversité & Territoires (séminaire OFB)
- en août, au festival Les Résistantes, en Normandie
- fin septembre, au colloque Interreg We Go Coop, à Séville, grâce à la communauté de communes Océan Marais de Monts qui a témoigné de l'action du groupe local Payans de nature Marais breton
- fin septembre, au séminaire Ramsar à Bourg en Bresse
- mi novembre, au forum recherche gestion zones humides, à Arles, invités par la Tour du Valat pour l'atelier Compatibilité et synergie entre filières économiques et protection des milieux humides : l’exemple agricole
- fin novembre, au congrès annuel des Conservatoires d'Espaces Naturels, à Angers : Sylvie, Alexis, Bérenger, Lisa et Solène tenaient des stands sur le marché paysan. Solène témoignait de son partenariat foncier avec le CEN Pays de la Loire et Passeurs de terre, François témoignait du partenariat entre Yoann et Perla et la LPO Vendée. Et d'autres membres du réseau, paysans ou non (parmi lesquels bien sûr des conservatoires adhérents), y étaient.
- et à diverses séances de cinéma, invités pour des projections de Paysans sentinelles, Le vivant qui se défend, La théorie du boxeur, et beaucoup de films du festival Alimenterre.
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Revue de presse
Vous passez dans les journaux, à la télé, sur le web ? Des partenaires parlent de nous dans des gazettes ? Envoyez nous vos infos locales, nationales ou internationales !
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A lire, à regarder, à écouter |
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Vous pouvez nous envoyer vos suggestions de lectures, podcasts, vidéos inspirantes ou sujettes à débat, nous les partagerons dans la lettre d'infos et sur la page "ressources bibliographiques" du site internet. Quelques suggestions :
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Obligations Réelles Environnementales : Recueil d'expériences et état des lieux des connaissances, document publié par la FCEN
- Manuel Déterre, série de podcasts sur la condition des femmes en agriculture
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Le monde après le spécisme : en finir avec l'oppression des animaux, et aussi Entendre la France rurale (La Série Documentaire, France Culture)
- Série d'émissions sur et avec le collectif Reprises de terre, à écouter sur radio tout terrain
- Des cornes d’1m30 d’envergure ne passaient pas dans le couloir d’abattage, article d'Opaline Lysiak sur la ferme de Marion et Antoine (53)
- Les 2 épisodes d'Agroécologie voyageuse sur la ferme des Hautes Terres (22)
- Agriculture et biodiversité, multiplier les mondes ? (mémoire de Master 2 de Camille Bondois, notre stagiaire de 2025)
- La revanche des brebis, des broussailles et des bergers – Réflexions géographiques pour une nouvelle idylle pastorale (dossier d'Habilitation à Diriger des Recherches de Corinne Eychenne, géographe et administratrice de Paysans de nature
- Dermatose nodulaire bovine : "les insecticides sont à proscrire absolument de cette histoire" (communiqué du GIE Zone Verte), et, sur le même sujet, Brucellose, tuberculose, dermatose bovine : arrêtez le carnage ! (tribune de Jocelyne Porcher et Coralie Amar)
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