Le mouvement lycéen aura été fulgurant, démontrant que la jeunesse est une puissance que rien n'arrête. Une lame de fond a brutalement traversé l'actualité, sans qu'on s'y attende renversant tout sur son passage.
La jeunesse en ébullition - La lettre de Contre Attaque n°27

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Tenir jusqu'aux vacances, pirater la rentrée

 
Le mouvement lycéen aura été fulgurant, démontrant que la jeunesse est une puissance que rien n'arrête. Une lame de fond a brutalement traversé l'actualité, sans qu'on s'y attende, renversant tout sur son passage. Il s'agit de détruire le monde que les générations précédentes ont préparé, afin de construire une société qui donne envie de s'y installer et d'y grandir : rien qui ne puisse être calmé avec quelques effets d'annonces et des mesurettes promises en urgence par un gouvernement illégitime.
 
Pour calmer les jeunes, l'État a donc déployé une répression féroce, brutale, ultra-violente. Plus de 7000 interpellations à ce jour, principalement de mineurs, et tant pis pour les dossiers de protection de l'enfance qui étaient déjà laissés à l'abandon. Des jeunes mutilé·es aussi, à base de mâchoire explosée ou de main arrachée, confirmant la doctrine actuelle du maintien de l'ordre : en mutiler un pour en terroriser mille. Car le Premier Ministre a beau jeu de parler "d'accidents", les médias de "bavures" : la violence d'État est au cœur du maintien de l'ordre. Il ne s'agit ni plus, ni moins, que de terrorisme d'État. Lorsque l'école ne suffit plus à canaliser la jeunesse, la police prend le relai pour la terroriser, littéralement, jusqu'à retrouver "une classe qui se tient sage".
 
La jeunesse a besoin de sécurité, c'est vrai, mais pas celle qu'entend imposer l'extrême droite. Une sécurité bien ordonnée, des libertés cadenassées, soumises à autorisation, où rien ne bouge réellement car tout est déjà mort. Non, la sécurité dont le monde à besoin, c'est la sécurité sociale avec des mécanismes de solidarité pour répondre aux besoins de toutes et tous, quelle que soit leur situation. C'est la sécurité climatique, pour vivre dans un monde désirable. C'est la sécurité du logement, alors que des familles entières sont à la rue à quelques semaines de la "trêve hivernale", qui n'a de trêve que le nom depuis la loi Kasbarian. La sécurité dont parlent BFM ou CNEWS n'est pas une sécurité : c'est le maintien d'un monde fait d'injustice qu'il nous faudra bien détruire un jour.
 
Pour s'y atteler, les lycéen·nes nous ont montré l'exemple et donnent une belles leçon aux anciennes générations. Aux gilets jaunes de prendre le relai le 17 octobre, avec pour objectif de paralyser l'économie et maintenir la pression pendant les vacances scolaires, en attendant la convergence des luttes et, pourquoi pas, la grève générale à la rentrée.

La sélection de la rédac

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«Affaire Bardella» : les médias français redécouvrent l’eau chaude

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Dans les médias ces derniers jours, il y a deux discours : celui, ouvertement autoritaire, qui cautionne la répression massive et sanglante d’adolescents. Et puis il y a un autre discours, plus nuancé, qui prétend «comprendre» la mobilisation, mais refuser ses modes d’action.

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Ritchy Thibault, Gilet Jaune, Voyageur, envoyé en détention provisoire pour de simples mots

Sous l’ancien régime, il existait les Lettres de cachet : un écrit, signé par le monarque, fermé de son sceau, ordonnant l’emprisonnement du destinataire de la lettre sans procès. C’est exactement ce qui arrive aujourd’hui à Ritchy Thibault, qui vient d’être placé en détention provisoire pour des mots.

Voitures béliers contre des lycéens : 7 cas au minimum partout en France

On croirait à des images d’une dictature d’Amérique Latine dans les années 1970, ou une vague d’attentats : des voitures qui foncent à pleine vitesse dans des foules pour semer l’effroi et tuer. Sauf que les terroristes sont des policiers armés, payés et assermentés par l’État français. Et que les cibles sont des enfants.

Les figures des Gilets Jaunes appellent à rejoindre le 17 octobre

Huit ans après le soulèvement des Gilets jaunes, le pays est en ébullition et quatre figures emblématiques de cet épisode héroïque sortent du silence et appellent à se joindre au 17 octobre pour enfin faire tomber Macron et son monde.

Abécédaire : "Start up"

Entreprise minable composée d'un créateur de génie, de commerciaux en costard et des capitaux de papa. La start up mise tout sur la recherche et développement de la prochaine application inutile qui vous dira si votre frigo est vide ou si vous avez envie de pisser, mais elle fera faillite le temps de le dire et le monde ne s'en portera sûrement pas plus mal.

Retrouvez notre abécédaire complet ici

Un article qui mérite d'être déterré

Analyser l'actualité mérite parfois un petit coup d'œil dans le rétro, en relisant des articles plus ou moins anciens qui méritent de sortir de l'oubli

Désintox : ce n’est pas LFI qui s’est «radicalisée», c’est tout l’échiquier politique qui s’est droitisé. Car si un parti politique dont le programme est grosso modo celui du Parti Socialiste des années 1980 est «d’extrême gauche», alors comment qualifier les idées anticapitalistes ?

Le slogan du jour

«Plus de places à la fac pour pas finir à la BAC»
Fonctionne aussi avec les postes au CAPES pour pas finir CRS, ou plus de fric aux lycées pour pas devenir policier...

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