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Le Conseil administratif a présenté son projet de budget pour l’année 2027. Le Parti socialiste l’accueille plutôt positivement, mais critique les coupes dans les subventions aux associations. Ces coupes sont la responsabilité de la droite cantonale qui a souhaité une baisse d’impôts qui grève les finances de l’État et des communes. Nathalie Fontanet a promis une réforme fiscale sans effet pour la population, la réalité démontre le contraire et les associations en sont ici les premières affectées.
Le Conseil administratif propose un budget qui répond au mieux aux besoins de la population tout en encaissant les pertes liées aux diminutions d’impôts et limitant le déficit à 69 millions. Nous nous réjouissons qu’il décide de prioriser le social, et notamment la petite enfance – sujet important tant pour la population que pour les entreprises – et la transformation écologique mais nous déplorons forcément les coupes de plusieurs millions dans les services. Notre principale réserve réside dans la diminution des subventions aux associations (en moyenne de 2 %). « Diminuer le financement des associations affaiblit le tissu associatif genevois » remarque Christel Saura, co-cheffe du groupe socialiste. « Cela met en péril des activités pourtant essentielles pour la population : la vie culturelle et sportive locale, les liens sociaux entre les habitant·es et la solidarité. »
Après plusieurs réformes fiscales, toujours au profit des plus riches et avec la promesse qu’elles n’affecteront pas les prestations à la population, il est évident que la droite gouvernementale n’a pas de scrupule à faire payer les plus précaires et les classes moyennes par la destruction des services publics. « La droite organise l’austérité dans tout le Canton » explique Guilhem Kokot, président du PS Ville de Genève et commissaire socialiste aux finances. « On commence avec des prévisions fiscales à la baisse pour justifier les coupes, quand les comptes sont quand même positifs puisqu’on a déjà coupé dans les budgets, on propose des diminutions d’impôts qui justifient finalement de nouvelles coupes. Et quand il s’agit du Canton, on en profite pour faire porter ce poids aux communes avec des transferts de charge. »
En effet, entre 2016 et 2025 les comptes du Canton présentent une différence de revenus cumulée de plus de 8,1 milliards avec les estimations des budgets. Les évaluations montrent qu'en 2025, c’est 119 millions de baisse d’impôts qui ont été offerts aux propriétaires d’immeuble avec LEFI tandis que la baisse d’impôt sur le revenu a coûté 388 millions. En ajoutant à cela les multiples cadeaux fiscaux de ces dernières décennies (RIE I, RIE, II, nouvelle LIPP, RFFA, etc.) cela représente plusieurs milliards de pertes pour le canton. et des centaines de millions pour la Ville. C’est ce qui pousse le Conseil administratif à dire que nous avons un problème de recettes. « Avec cet argent manquant, Genève aurait pu investir dans la rénovation des bâtiments et la préparation au réchauffement climatique, sur l’insertion et le soutien aux plus précaires, et plus généralement sur les services à la population » souligne Alexandre Diogo, co-chef du groupe socialiste au Conseil municipal. « La droite a voulu faire des cadeaux aux plus riches et cela se fait au détriment de la population
Rappelons également la volonté du Conseil d’État de reporter plusieurs de ses charges sur les communes, contre l’avis de l’association des communes genevoises. Communes qui s’opposaient également aux diminutions d’impôts proposées par la droite. «C’est ainsi des charges de plusieurs dizaines de millions qui retomberaient sur les communes sans qu’elles aient de moyens supplémentaires. Le rapport ECOGE disait que ces transferts de charges allégeraient les dépenses de l’État sans impact sur la population. Pourtant, cela laisse deux solutions aux communes : l’augmentation du centime additionnel ou l’austérité.
Personnes de contact :
- Guilhem Kokot, président du PS Ville de Genève et commissaire socialiste aux finances (078 821 84 64)
- Christel Saura, co-cheffe du groupe socialiste (079 797 72 84)
- Alexandre Diogo, co-chef du groupe socialiste (079 106 82 87)
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