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Le tissu associatif n'est pas une variable d'ajustement
Trop de paperasse, trop peu de moyens, et une invitation polie à se taire : voilà le quotidien de milliers d'associations, de comités et de bénévoles. On leur demande de faire plus avec moins, de mutualiser, de « faire des économies » — ce mot commode qui habille des choix politiques en contraintes techniques.
Disons-le : l'asphyxie budgétaire du monde associatif n'est pas une fatalité comptable. C'est une décision. Et elle tombe au moment précis où les espaces civiques se rétrécissent, où l'autoritarisme progresse, où les conflits se multiplient. On parle pudiquement de « fin de l'ère des subventions ». Nous y voyons une tentative de discipliner les corps intermédiaires et de transformer des acteurs critiques en prestataires dociles. Une association dont le financement se renégocie chaque année, on peut limiter son champ d’action, sans jamais l'interdire.
Le monde associatif, lui, ne s'endort pas : il se réinvente, cherche de nouvelles voies de durabilité et de solidarité, résiste à la mise en concurrence quand l'époque exige la coopération.
Dans une société fragmentée, ces personnes créent les rares endroits où l'on fait encore société. Le Parti socialiste doit être à leurs côtés : défendre leur budget et leur liberté d’action, y compris quand elle nous dérange.
Le Comité du PS Ville de Genève
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