Que signifie revenir dans un pays qui a continué d'exister sans vous ? Cette question traverse l'œuvre de la plasticienne et autrice Marisa Cornejo depuis plusieurs décennies. Née au Chili pendant l'Unité populaire (Unidad Popular, du 4 septembre 1970 au

El Taller de la Fragilidad 

Jusqu’au 10 octobre 2026, Halle Nord, Genève

FR À l’occasion de sa première exposition monographique institutionnelle à Genève, Marisa Cornejo (Santiago du Chili, 26 septembre 1971; vit et travaille entre Genève, Lausanne et Santiago) présente à Halle Nord El Taller de la Fragilidad, (l’atelier de la fragilité), un ensemble d’œuvres qui abordent différentes expériences liées à l’exil, au déplacement et à la non-reconnaissance.
Que signifie revenir dans un pays qui a continué d’exister sans vous? Cette question traverse l’œuvre de la plasticienne et autrice Marisa Cornejo depuis plusieurs décennies. Née au Chili pendant l’Unité populaire (Unidad Popular, du 4 septembre 1970 au 11 septembre 1973), contrainte à l’exil avec sa famille sous la dictature militaire, l’artiste ne cherche pas à retrouver un territoire perdu. Son travail interroge plutôt les formes d’une appartenance devenue discontinue, où la mémoire se construit à partir de fragments (réels ou imaginés) dont l’accès a été longtemps empêché.

(Texte de Elise Lammer, commissaire de l’exposition)

Horaires durant les expositions
Mardi-samedi, 14h00 – 18h00

ESP Con motivo de su primera exposición monográfica institucional en Ginebra, Marisa Cornejo (Santiago de Chile, 26 de septiembre de 1971; vive y trabaja entre Ginebra, Lausana y Santiago) presenta en Halle Nord El Taller de la Fragilidad, un conjunto de obras que abordan diferentes experiencias vinculadas al exilio, al desplazamiento y al no reconocimiento.

¿Qué significa regresar a un país que ha continuado existiendo sin uno? Esta pregunta atraviesa la obra de la artista plástica y autora Marisa Cornejo desde hace varias décadas. Nacida en Chile durante la Unidad Popular (del 4 de septiembre de 1970 al 11 de septiembre de 1973), obligada al exilio junto a su familia bajo la dictadura militar, la artista no busca recuperar un territorio perdido. Su trabajo interroga más bien las formas de una pertenencia devenida discontinua, donde la memoria se construye a partir de fragmentos (reales o imaginados) cuyo acceso ha estado largamente impedido.

(Texto de Elise Lammer, comisaria de la exposición)

Horario durante las exposiciones
Martes a sábado, 14:00 – 18:00

Rencontres et lectures 

9 septembre 2026, Librería Albatros, Genève

11 septembre, Halle Nord, Genève

FR Mercredi 09 septembre, 19:00. Soirée lecture et discussion autour du livre L’empreinte/La huella hors les murs à Librairie Albatros (soirée en espagnol modérée par Pedro Jiménez Morras)

Vendredi 11 septembre, 18:00. Soirée lecture et discussion autour du livre L’empreinte/La huella à Halle Nord (soirée en français modérée par Pedro Jiménez Morras)

 

ESP Miércoles 9 de septiembre, 19:00. Velada de lectura y discusión alrededor del libro L’empreinte/La huella, en Librairie Albatros (velada en español moderada por Pedro Jiménez Morras) Viernes 11 de septiembre, 18:00. Velada de lectura y discusión alrededor del libro L’empreinte/La huella en Halle Nord (velada en francés moderada por Pedro Jiménez Morras)

Elle emporte ma vie avec elle

du 17 septembre au 24 octobre 2026,  Galerie C, Neuchâtel

FR Comme un hommage à ces mères qui portent en elles une part secrète de notre existence, l’exposition explore les multiples visages de cette figure. La mère est tantôt guide, conseillère, protectrice dans les œuvres d’Eleanor Diaz Ritson. Elle apparaît parfois en crise, complexe dans ses rapports avec ses enfants, chez Marisa Cornejo. La figure maternelle n’échappe évidemment pas aux représentations religieuses occidentales de la Vierge Marie. Chez Tiziano Foucault-Gini, elle prend la forme d’une Pietà palestinienne. Elle devient le symbole des sacrifices et des deuils qui continuent aujourd’hui de se jouer sous les bombes à Gaza. Sculptée, voire déformée, chez Christian Gonzenbach, réinterprétée de manière contemporaine dans des formes anciennes chez Murielle Belin et Sosthène Baran, la Vierge – et parfois son fils – apparaissent alors dans des retables renouvelés. Parfois empreinte de cynisme, elle devient une figure ambivalente, pleine de force et de contradictions. Holly Mills partage quant à elle sa propre expérience de l’attente d’un enfant, processus qui peut-être être à la fois excitant et terrifiant. Jules Carlito Beurrier-Loncan rend hommage à sa propre mère, comédienne et musicienne de rue, à travers une installation mêlant photographies d’archives et matériaux récupérés, entre scénographie, sculpture et costume. Le corps de la mère a souvent porté, vécu, accouché, vieilli. Sa beauté réside alors aussi dans le fait qu’il a traversé le temps et que les traces de cette vie y demeurent visibles. Dans la série «Derrière elle» Sophie Jodoin rend hommage au corps féminin qui a vu les années le traverser. Dans un même élan, Eva Ayache-Vanderhorst donne à voir des figures tantôt fantomatiques, tantôt intensément vivantes, hybrides, parfois en train d’accoucher, qui se déploient paradoxalement dans la délicatesse et la légèreté du textile. Anne Golaz, quant à elle, explore dans un autre registre la maternité dans le monde animal. Chez les animaux domestiques, celle-ci est souvent artificiellement provoquée par l’humain. L’image de la vache et de son veau, si douce à première vue, nous rend alors attentif·ves aux questions de séparation. Derrière l’image familière de la mère et de son petit apparaît ainsi une autre forme de relation, faite de dépendance, de soin, mais aussi de contrôle. (extrait de la note d’intention)

Vernissage jeudi 17.09.2026, de 18h à 20h

ESP Como un homenaje a esas madres que llevan en sí una parte secreta de nuestra existencia, la exposición explora los múltiples rostros de esta figura. La madre es a veces guía, consejera, protectora en las obras de Eleanor Diaz Ritson. Aparece a veces en crisis, compleja en sus relaciones con sus hijes, en la obra de Marisa Cornejo. La figura materna no escapa, evidentemente, a las representaciones religiosas occidentales de la Virgen María. En la obra de Tiziano Foucault-Gini, toma la forma de una Pietà palestina. Se convierte en el símbolo de los sacrificios y los duelos que hoy siguen desarrollándose bajo las bombas en Gaza. Esculpida, incluso deformada, en la obra de Christian Gonzenbach, reinterpretada de manera contemporánea en formas antiguas en la de Murielle Belin y Sosthène Baran, la Virgen —y a veces su hijo— aparece entonces en retablos renovados. A veces teñida de cinismo, se convierte en una figura ambivalente, llena de fuerza y de contradicciones. Holly Mills comparte, por su parte, su propia experiencia de la espera de una criatura, proceso que puede ser a la vez emocionante y aterrador. Jules Carlito Beurrier-Loncan rinde homenaje a su propia madre, actriz y música callejera, a través de una instalación que mezcla fotografías de archivo y materiales recuperados, entre escenografía, escultura y vestuario. El cuerpo de la madre a menudo ha cargado, vivido, dado a luz, envejecido. Su belleza reside entonces también en el hecho de que ha atravesado el tiempo y que las huellas de esa vida permanecen visibles en él. En la serie «Detrás de ella», Sophie Jodoin rinde homenaje al cuerpo femenino que ha visto pasar los años. En un mismo impulso, Eva Ayache-Vanderhorst muestra figuras a veces fantasmales, a veces intensamente vivas, híbridas, a veces dando a luz, que se despliegan paradójicamente en la delicadeza y la ligereza del textil. Anne Golaz, por su parte, explora en otro registro la maternidad en el mundo animal. En los animales domésticos, esta suele ser provocada artificialmente por el ser humano. La imagen de la vaca y su ternero, tan dulce a primera vista, nos vuelve entonces atentes a las cuestiones de separación. Detrás de la imagen familiar de la madre y su cría aparece así otra forma de relación, hecha de dependencia, de cuidado, pero también de control. (extracto de la nota de intención)

Inauguración jueves 17.09.2026, de 18 hrs a 20 hrs

Dark and Huge, 26 09 2015, 29.5 x 42 cm, encre, aquarelle, crayon et neocolor.

Dark and Huge, 26.09.2015, 29.5 x 42 cm, encre, aquarelle, crayon et neocolor.

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