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Rien à déclarer depuis Jean Rigollet
C'était il y a 71 ans : le 19 août 1955, en pleine grève des chantiers navals de Nantes et Saint-Nazaire, un ouvrier mourrait d'une balle en pleine tête tirée depuis un cordon de CRS. Il s'appelait Jean Rigollet, il avait 24 ans et une plaque commémorant son assassinat figure encore sur le Cours des 50 Otages, près de la préfecture de Nantes.
À l'époque, la ville est en émoi. Des grèves insurrectionnelles bousculent les pouvoirs policiers et patronaux, les grévistes sont soutenus par une large partie de la population. Les CRS vont jusqu'à occuper les chantiers pour protéger le capital des patrons et éviter tout sabotage ou confiscation. Les intimidations n'y changent rien : les grévistes vont jusqu'à attaquer la prison et la préfecture, le pouvoir tremble. Il faut donc terroriser tout le monde en faisant un exemple. La punition tombera sur Jean Rigollet, elle aurait pu tomber sur n'importe qui.
Les grévistes dénoncent une embuscade tendue par les flics, qui enserrent le cortège sur le Cours des 50 Otages et empêchent toute retraite. À partir de là, les heurts éclatent et les policiers assassinent un ouvrier. La détonation résonne aujourd'hui encore : depuis 1955, les manifestations de gauche ne sont plus déclarées à la préfecture de Nantes. Et depuis 1955, l'ordre policier cherche à remettre en cause cette tradition qui rappelle au pouvoir que manifester est autorisé de fait. Que les flics se démerdent s'ils veulent "maintenir l'ordre", nous ne les y aiderons pas.
En garde à vue comme dans la rue, face à la police nous n'avons rien à déclarer.
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La sélection de la rédac
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Ils ont versé plus de 200 milliards aux patrons pour les «aider» à embaucher, baissé les allocations chômage, cassé le code du travail, mais les licenciements continuent.
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Aucune réserve, aucune limite. Le Conseil Constitutionnel a validé le 6 août l’intégralité des mesures militaristes du gouvernement, en particulier la création d’un «état d’alerte de sécurité nationale», c’est-à-dire un état d’urgence sans aucune limite de temps et aux contours flous, pour préparer la guerre.
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Méga-bassines, délestages illégaux par sabotages de barrage : quand l’agro-business s’accapare les ressources en eau en pleine sécheresse.
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Lors d’un pot de départ, la BAC de Saint-Denis fait cramer son commissariat à coups de mortiers d’artifice après avoir vidé ses propres extincteurs pour s’amuser. À longueur d’année, la classe politique nous parle de policiers surmenés, menacés, en danger, justifiant des lois toujours plus sécuritaires. Dans les faits, le seul commissariat brûlé depuis des années l’a été par ses propres occupants, et non par d’éventuels émeutiers.
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Abécédaire : "Optimisation fiscale"
Capacité à trouver des moyens légaux pour que les grandes entreprises paient moins d'impôts qu'un chômeur en fin de droits.
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«Louis XVI on l'a décapité, Macron on peut recommencer»
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