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On se croirait dans un épisode de South Park
Pour la troisième fois de l'année, la canicule est de retour. Une chaleur écrasante qui plonge le pays dans un drôle d'état, oscillant entre léthargie et inquiétude permanente du coup de chaleur, des conditions de travail, de la sécheresse, de la nature abimée, des urgences saturées ou des feux de forêt... N'en jetez plus, la France est enfin en train de comprendre le sens de l'expression "chaos climatique". Un peu tard toutefois, on aurait préféré renverser le capitalisme avant. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer encore et encore.
Particularité de cette canicule de juillet : le vent est de la partie. Là où l'on suffoquait dans un air étouffant et moite à la fin du mois de juin, on connaît désormais un vent brûlant provoquant ce que les météorologues appellent "l'effet sèche-cheveu". Non, il ne pleut pas des bigoudis : il s'agit d'une sobre métaphore pour dire que tout ce qu'il reste d'eau dans le pays connaît une évaporation ultra-rapide, grillant les cultures, augmentant la mortalité de la faune et de la flore ainsi que le risque d'incendies.
Face à la situation, que font les puissants ? Ils sauvent l'économie. Sébastien Lecornu a ainsi décidé de prolonger la période de soldes pour faire face au manque de clients. Pendant ce temps là, sur BFM, on se demande s'il ne faudrait pas privilégier l'avion au train car il y a la clim et on est moins soumis à des problèmes de réseau en cas de forte chaleur. Sur CNews ça tourne en boucle sur Hamza, le douanier du canal Saint-Martin, véritable délinquant qui tire sur la police avec... un pistolet à eau. Ces gens vivent dans un épisode de South Park. La palme revient bien sûr à Monique Barbut, ministre de la transition écologique, qui est rentrée à Paris en avion car la canicule risquait de mettre son train en retard.
Face à la situation sociaale, politique et climatique, le seul incendie qui nous convienne, c'est le feu de la révolte.
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La sélection de la rédac
Analyses et infos : les articles qu'il ne fallait pas louper ces derniers jours
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Comment transformer quelques gouttes d’eau par temps de canicule en «tir en pleine tête» et «tentative de meurtre» pour criminaliser la France Insoumise.
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La France, 7ème puissance économique mondiale, est en proie à une crise climatique, sociale et politique majeure. Elle est dirigée par un gouvernement illégitime depuis plus de deux ans, frappée de plein fouet par l’inflation et la canicule. Mais le problème numéro 1 de ce début d’été selon les médias c’est Hamza, un enfant qui joue au pistolet à eau.
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20 ans de procédure pour dénoncer le chlordécone, un pesticide cancérigène massivement utilisé dans les Antilles : non-lieu et aucun coupable.
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On apprend coup sur coup que Bardella a recruté un néonazi au Parlement Européen, qu’il est pété d’oseille malgré son image de «candidat du peuple», et que la justice européenne mène une vague de perquisitions contre le RN.
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Le gouvernement veut profiter des vacances pour faire passer mardi prochain une loi augmentant encore le permis de tuer des policiers, alors que l'impunité leur est déjà garantie.
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Les bourgeois et les politiciens ne sont jamais rendus responsables des crimes et délits de leur progéniture, cela ne vise que les familles pauvres, non blanches, déjà stigmatisées.
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Abécédaire : "Liberté de la presse"
Vieux concept un peu désuet, qui voudrait faire croire qu'une presse libre d'enquêter sur les phénomènes de société et de divulguer des informations d'intérêt général est un pilier de la démocratie.
En réalité que ferait la presse sans les subventions d'État et les investissements des milliardaires ? Un modèle économique viable vaut bien de restreindre un peu cette liberté qui dérange.
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Un article qui mérite d'être déterré
Analyser l'actualité mérite parfois un petit coup d'œil dans le rétro, en relisant des articles plus ou moins anciens qui méritent de sortir de l'oubli
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Ouest France est régulièrement accusé d’être un journal au service de la police. N’écoutant que son courage, l'équipe de Contre Attaque (à l'époque Nantes Révoltée) a voulu obtenir une (nouvelle) confirmation en 2016, alors que le torchon préfectoral cherchait à comprendre la dynamique de la révolte contre la loi travail.
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La citation du jour
«Notre monde n’a pas besoin d’âmes tièdes. Il a besoin de cœurs brûlants»
Albert Camus, Combat, éditorial du 26 décembre 1944.
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