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Le rapport Zuin : des propositions antisociales, antidémocratiques et dangereuses pour les communes
La semaine dernière a été rendu public un rapport demandé par le Conseil d'Etat énonçant plus de 75 mesures pour diminuer les charges de l'Etat. Si nous n'attendions rien d'un rapport dont l'objectif était l'austérité, nous sommes frappé·es de voir à quel point celui-ci est antisocial, antidémocratique et représente un danger pour les communes du canton.
Diminution des prestations sociales, augmentation du temps de travail hebdomadaire, augmentation du nombre d'élèves par classes, augmentation des frais pour les étudiant·es et pour les personnes à l'EMS ou bénéficiant des soins à domicile, suppression de la gratuité et la semi-gratuité des abonnements TPG pour les jeunes et les seniors, on en passe et des meilleures. On peut encore ajouter des petits reculs démocratiques avec le retrait de la compétence de dépôt de projet de loi aux député·es du Grand Conseil et la diminution du nombre de Conseiller·ères d'Etat. Le PS cantonal a comparé le rapport au DOGE d'Elon Musk.
Mais un point qui nous concerne directement en tant que section communale est le transfert de différentes charges du canton aux communes pour plus de 58 millions : participation au budget de la Cour des comptes, transfert complet de la FASe, coûts des TPG ; et plus de 20 millions spécifiquement pour la Ville de Genève avec la suppression de soutiens pour les routes, la BGE ou la Nouvelle Roseraie.
Mais comment les communes vont-elles financer ces frais supplémentaires ? Leur seule marge de manœuvre sur leurs recettes est le centime additionnel. Ces propositions vont donc noyer les communes sous de nouvelles charges sans leur donner de moyens pour y répondre. Dans ce cas, elles seront forcées à appliquer elles aussi des mesures d'austérité. Pourquoi ne chercherions-nous pas des pistes de renforcement de l'Etat permettant la réduction des inégalités sociales ? Augmenter les impôts pour les plus riches ? Supprimer les niches fiscales les plus inégalitaires ? Taxer les dividendes ? Augmenter les plus bas salaires ? Aucune de ces pistes essentielles ne semblent à l'ordre du jour.
Guilhem Kokot, président du PSVG
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