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La santé mentale: un enjeu de santé publique que la Ville doit s’approprier
La santé mentale des jeunes est devenue une urgence sociale trop souvent minimisée. Même derrière les vitrines d’une ville « riche » et « stable » comme Genève, une génération entière fait face à une pression constante: réussite scolaire, compétition, précarité grandissante, angoisse face à l’avenir et face au climat international oppressant. Beaucoup de jeunes se retrouvent seuls face à leur mal-être, faute de structures accessibles et de moyens suffisants dans le secteur public.
Les listes d’attente pour consulter un·e psychologue s’allongent, tandis que les consultations privées restent hors de prix pour une grande partie de la population. Cette situation révèle une inégalité flagrante: à Genève, l’accès à la santé mentale dépend encore trop souvent du tabou qui lui colle à la peau, et, évidemment, au facteur du revenu.
Une approche de gauche impose de changer de paradigme. Il est nécessaire investir massivement dans les services publics de santé mentale où les besoins explosent. C’est pourquoi le groupe socialiste a proposé un texte en urgence au Conseil Municipal, accepté par la majorité, afin que la ville se dote d’un plan pour la santé mentale. Offrir proactivement un accès facilité à un accompagnement psychologique doit devenir une priorité politique.
Mais agir sur les symptômes ne suffit pas. Il faut aussi s’attaquer aux causes : pression académique, isolement, précarité, discriminations. Défendre la santé mentale des jeunes, c’est défendre une société plus juste, où chacun·e peut se construire sans être écrasé·e par les inégalités.
Yasmine Berrada, Vice-présidente en charge de la mobilisation
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