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Écrit au sommet de sa carrière, le concerto de Wolfgang révèle un romantisme en devenir. « Il ouvre déjà la porte à quelque chose qui nous touche. Ce n'est pas juste le rayon-de-soleil-pétillant-champagne qu'on a connu, mais un compositeur tourmenté. »
« On dit que Mozart, ça fait pousser les plantes et rassure les nouveaux-nés. C'est une musique magique et naturelle, écrite avec pas grand chose. C'est ça le génie, et Chostakovitch c'est pareil. »
« Chosta » comme dit notre affiche avait lui aussi de quoi être tourmenté. Sa Cinquième marque un retour en grâce auprès de Staline après un an et demi au ban des artistes, l'homme d'acier n'ayant pas apprécié son précédent opéra Lady McBeth.
Pas besoin de mode d'emploi
 © Andrey ART
Malgré le contraste entre héritage et modernité, les deux compositeurs ont un autre point commun : l'accessibilité.
« C'est fascinant qu'en 1937, après que la Seconde École de Vienne explose la tonalité, Chosta vient avec quelque chose qui est encore tonal, qui nous raccroche à nos repères antérieurs, » explique Antoine Marguier. « À cette époque , on a déjà besoin d'un manuel de l'utilisateur, et là non. C'est d'une grande puissance émotionnelle. »
Un programme qui plaira autant au public qu'aux instrumentistes. « Avec l'enthousiasme des musiciens, le message passe, et ça se ressent. Émotion garantie, c'est notre marque de fabrique. »
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