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Tenir la ligne
Le 12 février, une altercation aboutissait à la mort d'un fasciste à Lyon. À partir de là, la grande machine à fasciser les esprit s'est mise en marche, un rouleau-compresseur aplatissant le réel pour le faire correspondre au récit des forces les plus réactionnaires que compte notre pays.
Face au récit qui voudrait faire passer d'authentiques néo-nazis pour des angelots non-violents, quelques médias indépendants ont fait le boulot pour rétablir la vérité : si le fascisme n'existait pas, il n'y aurait pas d'antifascisme. Contre Attaque est fier de compter parmi les médias qui ont immédiatement réalisé un travail de contextualisation, d'analyse de l'affaire et d'enquête pour rétablir la vérité, au côté de quelques autres comme L'Humanité.
Toutefois, bien trop nombreux sont les médias "de gauche", qui titrait sur le moindre clapping antifasciste lors des élections, et qui sont restés silencieux, ou presque, dans la période. La faute à la peur de la répression, des attaques de l'extrême droite ou le manque de recul face à l'unanimité apparente alors que même la France Insoumise, pourtant ciblée en permanence par l'extrême droite, condamnait l'action. Au contraire, l'enjeu dans des moments comme celui-ci est de ne pas baisser la tête et tenir la ligne, coûte que coûte, face à la tempête. C'est ce qui constitue un média réellement antifasciste, et c'est ce que nous avons essayé de faire.
Conséquence : la fréquentation de notre site a explosé durant la période, et notre visibilité s'en est trouvée grandie. Preuve que dégommer le narratif fasciste et refuser de leur concéder une once de terrain s'avère payant : de nombreuses personnes ont reconnu notre travail et alimenté notre cagnotte à prix libre afin de nous aider à continuer à lutter. Merci à elles ! Mais tenir la ligne, c'est aussi faire face aux menaces et aux diffamations : notre média est apparu dans une liste de "gauchistes à abattre", et de nombreuses diffamations ont également pu être exprimées sur les réseaux sociaux.
La montée du fascisme n'est pas un continuum : il arrive par bond. Après la mort de Quentin Deranque, les médias et de nombreuses personnalités publiques y ont sauté à pieds joints.
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La sélection de la rédac
Analyses et infos : les articles qu'il ne fallait pas louper ces derniers jours
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C’est le nouvel élément de langage, repris de la gauche molle à la droite dure : Quentin Deranque serait «mort pour ses idées». Une curieuse expression, qui produit un effet d’admiration : une idée c’est beau, c’est pur, c’est abstrait. Mourir pour elle, c’est forcément injuste, c’est un sacrifice. C’est donner sa vie pour ses valeurs, comme l’aurait fait un martyr ou un Saint. Sauf que c’est factuellement faux.
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Nous franchissons des paliers vertigineux de jour en jour. Ce dimanche 22 février, toutes les chaînes de télévision nationales commentent avec enthousiasme le défilé d’extrême droite organisé la veille à Lyon.
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Les lunettes «intelligentes» de Meta, équipées de caméras, sont en instance d’être utilisées pour scanner le visage de chaque personne qui passe à proximité.
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Les «lynchages» ne dérangent pas la classe politique quand ils sont commis par l’extrême droite. Le scandale, c’est que l’embuscade de ceux qui voulaient «casser la tête» des antifas ait mal tourné pour eux.
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Alors que la normalisation du néo-nazisme vient de franchir des caps historiques, le parti des médias attaque LFI avec une violence sans précédent.
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«Le demi-siècle qui vient sera un âge d’arme nucléaire», «durcissement de la dissuasion», «augmentation» du nombre de bombes», «feu nucléaire modernisé», menaces devant un sous-marin : alerte rouge.
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Main dans la main avec Donald Trump, Sam Altman a annoncé la signature d’un accord permettant à l’armée étasunienne d’utiliser les modèles d’OpenAI dans un cadre militaire.
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Abécédaire : "Forces de l'ordre ou gardiens de la paix"
De nombreux termes existent pour désigner la flicaille, et les usages populaires font plutôt état de flics, poulets et autres keufs ou condés. Pourtant, dans les médias, on voit souvent paraître des termes à connotation positive. Ils ne sont pourtant pas si erronés : il suffit d'ajouter le mot "social" au bout de ces expressions.
Ainsi, les "forces de l'ordre social", ce sont littéralement des individus chargés d'employer la force afin de maintenir un ordre social par nature injuste, éviter les débordements voire le renversement de cet ordre social.
La variante "gardiens de la paix sociale" dit la même chose, mais peut-être de façon plus subtile. Des gardiens, donc des gardes ayant là encore la possibilité d'utiliser la violence, qui garderaient une paix sociale ne bénéficiant qu'à la bourgeoisie et ses intérêts. Là encore, le terme de paix est ambivalent : une paix qui permet les inégalités, la misère et les discriminations. On aurait presque envie d'y faire la guerre.
Dans tous les cas, leur mission est claire : loin de protéger la population, les flics sont là pour que les pauvres restent à leur place, et que la bourgeoisie puisse se satisfaire d'un pays qui se tient sage.
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Un article qui mérite d'être déterré
Analyser l'actualité mérite parfois un petit coup d'œil dans le rétro, en relisant des articles plus ou moins anciens qui méritent de sortir de l'oubli
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Lundi 19 septembre 2016, un homme sillonne la métropole nantaise pour acheter, en deux fois, dans deux magasins différents, 30 bonbonnes de gaz qu'il dépose à côté d'une petite chapelle. Un comportement qui interroge.
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Municipales : demandez le programme
En 2026 le grand cirque électoral fait étape dans toutes les communes de France. À peine formulées, les promesses dégagent déjà un parfum de trahison, et partout les pires clowns politiques prennent place au centre de la piste.
Pour Nantes
Logement : La Tour de Bretagne devient le plus grand squat du monde, on y installe une tyrolienne et un toboggan
Partout ailleurs
Population : Accueillir sans condition les exilé·es et remigrer les cadres parisiens qui gentrifient nos villes
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