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La lutte contre le sans-abrisme à Genève
Au regard de la montée des inégalités, du contexte international, des flux migratoires, le nombre de personnes sans-abri demeure important malgré les importantes avancées réalisées ces dernières années dans la politique d’hébergement d’urgence. Il s’agit d’un sujet qui me tient à cœur et pour lequel je me suis battue dès mon entrée en fonction, et que je continue de porter, dans un contexte budgétaire difficile. Avoir un toit est une condition sine qua non à tout travail social et il est de notre devoir d’accueillir les personnes les plus vulnérables de notre canton. Avant le Covid, 238 places étaient ouvertes entre octobre et mars.
Depuis 2023, suite à un accord avec l’ensemble des communes genevoises, 500 places ont été ouvertes toute l’année. En 2026, l’Association des communes genevoises a accepté un budget à hauteur de 23 millions de francs pour créer 30 places supplémentaires. Cela témoigne de notre volonté de progresser dans la lutte contre le sans-abrisme et l’exclusion malgré la baisse d’impôts qui a engendré un manque de plus de 100 millions de francs de recettes fiscales pour les communes.
En parallèle, la Ville Genève finance les plans grand froid, qui permettent de mobiliser des équipes sociales pour ouvrir le nombre de places nécessaires pour accueillir toute personne qui en ferait la demande. Généralement un abri de 80 places est ouvert. Un deuxième abri peut être ouvert en cas de besoins. En moyenne 70 personnes sont accueillies. Il apparaît nécessaire d’intégrer ces plans grand froid dans le dispositif intercommunal pour une prise en charge partagée.
L’attention est particulièrement portée sur les familles. Les places qui leur sont dédiées a doublé ces dernières années pour atteindre 160. Il arrive cependant que des familles refusent d’intégrer le dispositif. Il convient à mon sens de mettre en place des coordinations rapprochées entre l’ensemble des acteurs institutionnels cantonaux et municipaux ainsi qu’associatifs pour évoquer les situations complexes et identifier des solutions adaptées.
Genève est le seul canton à bénéficier d’une loi qui assure un hébergement d’urgence inconditionnel. Je peux vous assurer de mon engagement sans faille sur cet enjeu relevant de la dignité humaine.
Christina Kitsos, Conseillère administrative en charge du Département de la cohésion sociale et de la solidarité.
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