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A la suite de la répartition des départements et des représentations au sein du nouveau Gouvernement jurassien élu fin 2025, c’est le ministre Raphaël Ciocchi qui représentera désormais le Canton du Jura au sein d’arcjurassien.ch. Il reprend ainsi la présidence de l’association, dans la continuité du mandat assuré l’année dernière par le ministre Stéphane Theurillat.
Âgé de 41 ans, Raphaël Ciocchi a précédemment siégé quinze années au Parlement jurassien ainsi qu’au Conseil communal de Courroux de 2017 à fin 2025. Il est désormais à la tête du Département de la formation, du numérique et des sports de la République et Canton du Jura.
À l’occasion de ce changement de présidence, nous avons questionné Raphaël Ciocchi sur son intérêt et ses motivations pour l’Arc jurassien.
 Raphaël Ciocchi, ministre de la République et Canton du Jura et nouveau président d'arcjurassien.ch. Crédit © Gaëlle Schwimmer
 Raphaël Ciocchi, quel regard portez-vous sur l’Arc jurassien ? Les enjeux qui touchent le canton du Jura, territoire frontalier et fortement exportateur, sont souvent très semblables à ceux de l’Arc jurassien dans son ensemble. L’incertitude liée aux taxes douanières américaines a fait – et fait encore – trembler toute l’industrie horlogère et microtechnique présente dans la région. Les destins de nos quatre cantons sont étroitement liés par une forte présence du tissu industriel, mais aussi par la proximité avec la frontière française. Les défis que nous partageons avec la France voisine ne peuvent pas être traités de manière isolée, d’où la nécessité de dialoguer et de trouver des solutions communes.
Quelles sont les principaux sujets sur lesquels les cantons de l’Arc jurassien devront se positionner ces prochains mois ? Cela dépendra bien entendu de l’actualité. Par exemple, la situation compliquée que traverse actuellement l’horlogerie impacte l’ensemble de l’Arc jurassien, tout en dépendant largement de facteurs sur lesquels nous n’avons que peu de prise. Avec la nouvelle association ARC HORLOGER, arcjurassien.ch a toutefois été à l'origine de projets visant à préserver et valoriser des savoir-faire indissociables et indispensables de notre territoire.
Plus globalement, l’Arc jurassien doit se démarquer comme une région où il fait bon vivre. Que ce soit en termes de coût de la vie, de proximité avec la nature ou d’écosystème de formation et d’emploi. Les atouts de l’Arc jurassien ne manquent pas !
Comment abordez-vous ces premiers mois à la présidence d’arcjurassien.ch ? J’aborde ces premiers mois avec beaucoup d’écoute et d’humilité. Il s’agit avant tout pour moi de prendre le temps de bien comprendre le fonctionnement des différentes instances de coopération actives dans l’Arc jurassien.
Dans tous les cas, je souhaite m’inscrire dans la continuité du travail accompli jusqu’ici, tout en cherchant à renforcer – lorsque cela est pertinent et possible – les collaborations intercantonales, mais aussi franco-suisses avec nos partenaires de Bourgogne-Franche-Comté.
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