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Relation à Max Richter
CB : « C'est un artiste et compositeur qu'on admire et écoute depuis très longtemps. Au point que nous avons arrangé un de ses titres, The Leftovers Suite, qui figure dans notre sixième album. »
JB : « Richter est très important pour notre époque. Son côté post-minimaliste permet de toucher un très large public, car il va à l'essentiel. Sa recomposition des Quatre Saisons va attirer plus de gens, en leur donnant envie de passer de la musique de films à aller écouter de la musique classique. »
Différences entre cette « recomposition » et l'original de Vivaldi ?
JB : « D'un point de vue technique, le niveau de difficulté est similaire, mais la division des temps est un peu plus moderne et moins symétrique dans la version de Richter. On est plus surpris chez lui par rapport aux attentes de notre oreille dans l'œuvre de Vivaldi. Ça nous permet de nous amuser un peu plus avec notre instrument, alors qu'avec Vivaldi, on est plus tributaires de son temps. »
CB : « Vivaldi offre une structure plus aérée, baroque, alors que Richter ajoute d'autres techniques musicales, telles que la superposition de nappes et son usage de la réverb. Ça se rapproche de la musique électronique, mais avec finesse. Vivaldi est plus linéaire, alors que Richter, plus circulaire, n'a pas peur de rester dans un motif. Il y a un côté hypnotique qui nous fait presque entrer en transe. »
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