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Que la tête du Roi roule par terre

 
Le 21 janvier 1793, une tête tombait, et pas n'importe laquelle. Avec la caboche de Louis XVI s'effondraient huit siècles de monarchie. Ou du moins c'est ce qu'on apprend à l'école, car l'appareil d'État absolutiste mis en place par les bourbons, et qui prit réellement forme sous Louis XIV, n'a jamais vraiment disparu.
 
La nuit du 4 août 1789, la noblesse a un accès de panique. Terrorisés par les soulèvements qui incendient les châteaux et pressurisés par l'agitation parisienne, les aristocrates renoncent à leurs droits féodaux. Les privilèges sont alors abolis en droit, mais on est loin de la disparition de la misère et des inégalités : un pouvoir autoritaire en chasse un autre. Car la période révolutionnaire se termine par le retour à l'ordre imposé par Napoléon. Finalement, une monarchie ou un empire, quelle différence ?
 
Près de 80 ans après la mort du Roi, la Commune de Paris est écrasée dans le sang et la Troisième République est instituée par le camps des versaillais, à majorité royalistes. Aujourd'hui, c'est cette République poussiéreuse et macabre, celle de Thiers et Mac Mahon, que Macron prend en exemple. S'entourant de royalistes, citant Pétain, ou rendant hommage à Maurras, le Président des banquiers commémore la Troisième République comme pour effacer l'esprit révolutionnaire qui commis l'irréparable : faire tomber la tête d'un Roi. Le monde féodal n'a pas disparu, il s'est transformé en salariat. La misère et la domination ont toujours de beaux jours devant elles.
 
Mais tant que la monarchie n'aura pas réellement disparu, nous ne nous arrêterons pas de lutter. Car comme le disait déjà Shakespeare : "Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des Rois". Macron n'a peut-être pas de couronne sur la tête, mais quelle joie de l'imaginer tomber de son piédestal.
 

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Stratégie électorale consistant à se faire passer pour le dernier rempart contre le fascisme pour être élu, puis à appliquer le programme de l'extrême droite une fois arrivé au pouvoir.
 
Variante : le barrage républicain peut aussi être mobilisé contre "l'extrême gauche" pour justifier une alliance avec le RN plutôt qu'avec les islamo-gaucho-éco-terroristes de la France Insoumise. Le résultat est le même qu'avec le barrage précédent, mais au moins le slogan "Plutôt Hitler que le Front Populaire" est assumé.

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Municipales : demandez le programme

En 2026 le grand cirque électoral fait étape dans toutes les communes de France. À peine formulées, les promesses dégagent déjà un parfum de trahison, et partout les pires clowns politiques prennent place au centre de la piste.
 
Contre Attaque aussi a quelques propositions pour la ville de Nantes ou partout ailleurs, inspirées du programme à retrouver dans notre ouvrage "Nantes, ville révoltée" :
 

Pour Nantes

Histoire : Décapiter la colonne Louis XVI et virer les statues d'esclavagistes

Partout ailleurs

Qualité de vie : Remplacer les caméras de surveillance par des boules à facettes

Les prochains rendez-vous de Contre Attaque

  • 30 janvier : Soirée antimilitariste aux Bains Douches à Nantes. Présentation du livre "Maudite soit la guerre" et concert du groupe MAGA - Make antimilitarism great again.
  • 6 et 7 février : nous participerons à la deuxième édition de People plateform's à Berlin. Notre récit de la première édition qui avait eu lieu à Vienne à lire ici.
  • 7 février : nous participerons à une table ronde sur les médias indépendants du Forum Social local du Morbihan, de 10h à 12h à la maison des associations de Séné.

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