Le fardeau de l’épreuve
La vie réserve à chacune et chacun des épreuves inattendues, comme des passages difficiles. La pandémie que vous vivons et qui tend à se prolonger fait partie de ces difficultés. Les affronter, c’est tenter de faire d’un fardeau une occasion de rebondir. Ce n’est pas toujours possible, mais essayer en vaut la peine quel que soit le résultat.
Retours de permanence à Onex
La permanence à Onex cette semaine a été l’occasion de rencontrer plusieurs jeunes entrepreneur-e-s dépité-e-s par l’absence de prise en considération de leur situation, à l’image de cette jeune femme entrepreneure décidée à ouvrir son commerce contre vents et marées, alors que son bail démarrait le 1er mars 2020. Ce faisant, elle s’est retrouvée exclue des aides « cas de rigueur », car dépourvue de bilans 2018 et 2019 comme années de référence.
Celles et ceux qui sont en train de développer les affaires de demain et qui ont investi durant des années pour se lancer se sentent profondément abandonné-e-s, arrêté-e-s net par le Covid-19. Aujourd’hui, l’enjeu consiste à retenir ces entrepreneur-e-s à Genève pour qu’ils-elles y poursuivent leurs développements et créent des emplois. C’est la raison pour laquelle je plaide depuis des mois pour un assouplissement des critères d’indemnisation ou à tout le moins un renforcement des prestations d’aide au démarrage. C’est aussi un important signal d’espoir qui est attendu par la jeunesse.
Dans le même ordre d’idée, plusieurs jeunes travailleuses et travailleurs, qu’ils-elles soient apprenti-e-s, indépendant-e-s ou encore étudiant-e-s, m’ont fait part de leur difficulté à rentrer en contact avec des employeurs ou des client-e-s potentiels. Comme solution à cette atomisation, je défends activement une plateforme de mise en relations de talents et de services.
C’est ainsi en répartissant le fardeau de l’épreuve qu’on relèvera les défis d’un marché du travail dynamique, orienté sur les besoins nouveaux et respectueux des règles garantissant la cohésion sociale. Autrement dit, en renforçant les conventions collectives qui protègent les employé-e-s du dumping salarial, en renforçant les contrôles contre le travail au noir, mais aussi en offrant des opportunités tangibles de se reconvertir professionnellement.
Une semaine de procès
La semaine à venir m’éloignera provisoirement de la permanence et du contact avec les Genevois-es, en raison de la tenue du procès pour mon voyage à Abu Dhabi en 2015 et un sondage politique en 2017. J’aborde le procès avec sérénité en espérant, pour les témoins qui se succèderont parmi lesquels ma femme, que les comptes rendus des médias se feront dans la mesure et le respect des personnes, et qu’ils ne susciteront pas un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.
Après avoir vu mon procès instruit depuis bientôt trois ans par tout ce que la République compte de procureurs de circonstance - souvent anonymes, toujours péremptoires - sur les réseaux sociaux et dans les médias, les débats au Tribunal de police vont enfin permettre de passer au traitement juridique de fond.
Un rapport d’expertise transmis le 16 février
Cette semaine constituera aussi une étape importante dans la procédure relative à l’analyse de la conduite des ressources humaines du Département du développement économique (DDE). L’ancien juge fédéral Jean Fonjallaz remettra mardi 16 février son rapport d’expertise au Conseil d’État, comme celui-ci l’a annoncé en décembre dernier, et comme me l'a confirmé M. Fonjallaz, qui m’a auditionné à la suite des employé-e-s, vendredi 5 et lundi 8 février. J’ai en effet eu cette fois l’occasion de m’exprimer sur les griefs qui m’étaient faits, contrairement au premier rapport paru en novembre 2020, bâclé et entièrement construit sur des dénonciations anonymes contre lesquelles je n’avais pas pu me défendre.
Là aussi, j’espère trouver dans cette nouvelle expertise et sa publication, prévue par le Conseil d’État après sa séance du mercredi 24 février, l’occasion de démonter les accusations et de montrer aux Genevoises et Genevois mon engagement total pour la mission qui m’a été assignée comme responsable de l’Économie genevoise. |