Lever le voile et avancer

La semaine écoulée a été particulièrement éprouvante en raison de la tenue du procès, sur lequel je ne m’exprimerai pas pour le moment, le verdict n’étant pas encore tombé. Les deux prochaines semaines seront rythmées par le grand débat sur Léman Bleu, mardi 23 février en soirée et en présence de tous les candidat-e-s à l’élection cantonale, la poursuite de mes rencontres quotidiennes avec les Genevois-es et la communication du Conseil d’Etat sur le rapport final relatif à ma gestion des ressources humaines du Département du développement économique.

En raison du procès au Tribunal de Police, je n’ai pas eu le temps de répondre à toutes les questions reçues par email des Genevoises et Genevois, mais je m’y attèlerai cette semaine. Dans l’intervalle, je souhaite revenir sur la communication du Conseil fédéral du 17 février qui a annoncé un assouplissement progressif des mesures, vécu de manière contrastée par beaucoup de Genevois-es.

Garantir les besoins

Depuis quelques semaines, les psychiatres et les soignant-e-s sont de plus en plus nombreux/euses à tirer la sonnette d’alarme sur la santé psychique de la population. Le nombre de dépressions et de tentative de suicide augmente semble-t-il sensiblement, sans que les autorités ne puissent en mesurer les effets à long terme. La jeunesse est particulièrement touchée dans sa difficulté à étudier. Sans l’émulation des contacts directs, l’intégration et la compréhension des matières étudiées s’avèrent plus difficiles. La pratique du sport étant reconnue dans le traitement et la prévention de la dépression, le Conseil d’État genevois pourrait plaider pour une réouverture des fitness et des centres sportifs dans la limite raisonnable de 15 personnes maximum, avec un encadrement sanitaire strict.

Préserver les actifs

En effet, si des indemnités financières complémentaires ont été annoncées, les clubs et les centres sportifs fermés depuis des mois ne pourront pas tenir éternellement sans apport immédiat, et l’on a vu le décalage entre les indemnités promises et les indemnités réellement reçues. Beaucoup de Genevois et Genevoises paient un abonnement annuel pour la pratique de leurs activités sportives. Au début de la crise, par solidarité, celles et ceux qui le pouvaient ont accepté que ces abonnements ne soient pas prolongés.  Or, aujourd’hui, beaucoup y renoncent car ils/elles n’ont plus les moyens de soutenir leur club de sport. C’est donc un fardeau supplémentaire pour les entrepreneur-e-s du secteur, qui devront garantir à leurs client-e-s la prolongation d’abonnement et auront donc un manque à gagner immédiat. Encadrer des réouvertures, c’est faire en sorte que les actifs engagés perdurent et servent à pérenniser les entreprises et les emplois.

Rendre compte des faits

Autre communication importante attendue mercredi prochain 24 février : le rapport d’expertise sur la conduite RH du département de l’Économie, qui a dû être transmis le 16 février au Conseil d’État par l’ancien juge fédéral, M. Jean Fonjallaz, comme cela me l’a été confirmé lors de mon audition du 8 février. Les conclusions devront dire si les accusations du premier rapport établi par une consultante externe étaient fondées ou non. Rappelons que cela avait abouti à la décision du Conseil d’Etat de me retirer mon département. La population attend sans doute avec intérêt la communication du Conseil d’État à ce sujet. L’expert ayant terminé son travail, un report de la communication ne pourrait être perçu que comme une manœuvre dilatoire directement liée aux élections, ce que je ne souhaite pas. Car sur ce point aussi, le peuple doit pouvoir trancher en connaissance de cause.

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